samedi 13 mai 2017

II.74 Palmyre vs II.30 Galates :

Je m'étais promis de systématiquement rendre compte des parties jouées en 2017... Force est de constater que je n'ai pas été très assidu en matière de rapports de batailles depuis la confrontation Carthage/Galates (lire ici). Je m'attaque donc au boulot de compte rendu en tard avec un reportage exclusif sur le retour de la revanche des Galates (toujours aussi furieux et impétueux) face à Palmyre.

J'aime beaucoup jouer Palmyre, armée très manœuvrière avec laquelle on trouve souvent des solutions malgré quelques handicaps de taille : pas mieux que des Ps (O) pour tenir les terrains accidentés, une faible attrition et un front réduit, une troupe de choc [les Kn (X)] avec pas mal de vulnérabilités...

Impossible de rivaliser avec la force de frappe des Bandes Guerrières Galates [Irr Wb (S)] en formation profonde (en particulier avec des Kn (X), classés inférieurs face à elles). Je choisis donc l'option de mettre le paquet face à la cavalerie en massant le corps d'Archers [Reg Bw (O)] et un corps de Cataphractes [Reg Kn (X)] sur l'aile gauche tout en contenant les Wb (S) par un rideau de tirailleurs, avant de les attaquer par le flanc. Une stratégie indirecte plus prudente qu'une attaque frontale suicidaire, mais qui présente l'inconvénient de prendre plus de temps, ce que ne manquera pas de pointer l'issue de la bataille.

Ouverture de la bataille : Les Galates se lancent furieusement à l'attaque !

Les Galates attaquent : grâce à de bons de dés de commandement, les deux corps de Wb (S) (le plus central en formation profonde, et le corps de soutien seulement sur deux rangs) se projettent très en avant et franchissent la moitié du no man's land, la cavalerie investit l'aile droite sans se déployer entièrement (ce qui laissera un temps précieux aux manœuvres Palmyréennes) tandis que l'allié grec met à l'abri ses troupes légères [Ax (O), Ps (O) et Ps (I)] dans une broussaille.

Ce déploiement Celte correspond aux attentes de Zénobie qui concentre Archers et Cataphractes face aux Cavaliers [Irr Cv (O)], déploie des tirailleurs [Irr Ps (O) à gauche et Reg LH (S) à droite] de part et d'autre d'une colline douce tenue par le second corps de Cataphractes. L'allié arménien fait face au Grec, en prenant appui sur une autre colline douce.

La réaction de Palmyre :
Glissement vers l'aile des Archers qui se concentrent pour masser les tirs sur les Cavaliers tout en évitant les Guerriers. Montée des tirailleurs pour contenir les Bandes Guerrières. La Cavalerie Légère menace le flanc ouvert à droite. L'allié Arménien renforce sa position défensive sur la colline.

De gauche à droite, les oppositions se précisent :





A gauche, les Archers commencent à désorganiser la ligne de Cavalerie, renforcée par quelques guerriers, interceptés par le Général Cataphracté...



La désorganisation de la charge Galate sous l'effet combiné des tirs et de impétuosité des troupes offre l'occasion au Général Palmyréen de balayer trois éléments en une seule charge : il ne se fera pas prier pour réussir la percée !

Une dernière charge désespérée des Galates sur les Archers qui ne donnera rien. Les Cataphractes achèveront le travail de sape engagé par les Archers pour bientôt entraîner la démoralisation du corps Celte.

Mais au centre, la menace Galate se précise : les tirailleurs Syriens sont engagés et bientôt chassés. Palmyre engage le repli des troupes engagés à l'aile vers le flanc ouvert des Bandes Guerrières mais les troupes mobiles de choc sont trop excentrées pour pouvoir exploiter la situation dans de bonnes conditions... d'autant que la Cavalerie Galate résiste aux derniers coups de boutoir des Chevaliers.



Au centre, les Guerriers engagent furieusement les cataphractes, malgré la pente contraire. Les Tirailleurs Galates [Irr Ps (S)] accomplissent des miracles pour contenir les assauts de la Cavalerie Légère de Palmyre, commandée par Zénobie en personne !



Sur le centre gauche Galate, l'exploitation du flanc par Palmyre s'enlise...


Au centre, Palmyre organise la contre-charge. Las, les bonus combinés de l'avantage de la pente et des débords favorables ne suffiront pas à faire subir des pertes à la Phalange Celte !

A droite, Zénobie ouvre un dernier front en chargeant le commandement Grec pour essayer d'obtenir un dénouement heureux, mais l'engagement ne donnera rien de décisif...

Au contraire, à force de reculs des Chevaliers et de poursuite des Guerriers Celtes, ceux-ci se trouvent en position de basculer du bon côté de la ligne de crête. La course contre la montre est désormais engagée : Palmyre parviendra-t-elle à ramener les Cataphractes de l'aile gauche avant que son centre ne soit définitivement enfoncé ?

La nuit tombe sur le champ de bataille avant qu'une armée ait pris un avantage décisif sur l'autre. Les Galates ont certes perdu un corps d'armée, mais leur moral est encore solide ! Palmyre n'a subi que des pertes marginales mais la position stratégique n'est pas très bonne : corps du centre en situation de prochaine rupture et camp menacé à moyen terme. Une bataille à l'issue logiquement incertaine...

Si c'était à refaire ? Sans hésitation, prendre le parti radical d'excentrer complètement les archers (et donc inverser la position avec les Cataphractes du corps d'attaque) pour permettre une exploitation plus rapide du flanc ouvert. C'est une option risquée en cas d'avancée fulgurante de la cavalerie qui pourrait surprendre un groupe d'archers insuffisamment déployés en ligne, mais la seule capable semble-t-il de permettre le domptage par Palmyre des féroces Galates (décidément une armée irrégulière à très haut potentiel, bien maîtrisée par Fiston et qui me donne toujours beaucoup de fil à retordre !).

1 commentaire:

  1. Beau compte-rendu.

    Dommage que vous n'ayez pas terminé la partie
    j'aurais été curieux de voir si tes pronostics
    se seraient confirmés
    (à DBM on n'est jamais à l'abri des surprises)

    En tout cas, voilà qui m'a redonné envie
    de peindre Palmyre
    si je me remets à l'atelier plus régulièrement
    et si je termine les chantiers "en cours" avant...
    (donc pas avant 2019... ;-) ).

    Nanardus

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